Une certaine idée du bonheur

Auteur : Rachel Kadish

Editions : Sonatine

Genre : Contemporain

Nombre de pages : 518

Prix : 21 euros 

Résumé : 

Le bonheur n’a rien à nous dire. Contrairement à la tragédie, à la souffrance, au mal-être, il est le plus souvent réduit à une série de clichés, plus ou moins paradisiaques, sans grand intérêt. Un champ de pâquerettes. Aussi, Tracy Faber a-t-elle décidé de se réhabiliter, de prouver par tous les moyens qu’une existence heureuse peut être aussi passionnée, profonde et palpitante. 

Lorsque, à l’abri de ses livres et de ses théories, elle dissèque l’existence de ses proches, sa thèse semble prometteuse. Mais, quand sa vie personnelle est bouleversée par une rencontre amoureuse qui la pousse à quitter son poste « d’observatrice », elle se rend vite compte que toutes ses positions intellectuelles ne lui sont pas d’un grand secours. 

Ce que j’en ai pensé : 

J’ai beaucoup aimé ce livre. J’ai eu un peu peur au début, j’ai eu du mal à trouver mes marques, et à apprécier le style de l’auteur, mais les sujets qu’elle aborde m’ont convaincus. 

Nous faisons la connaissance de Tracy, doctorante en Lettres, et qui donne des cours à l’université. Elle est passionnée par la littérature, et y consacre sa vie. L’auteur, à travers Tracy, va nous offrir une ode à la littérature, et c’est magnifique à lire ! sa passion éclate à chaque page, et je me suis régalée ! 

Parallèlement à ses cours, notre héroïne travaille sur un sujet bien particulier : les grands textes et les grands auteurs ne proposent que des existences et des fins tragiques dans leurs ouvrages, et elle veut démontrer que le bonheur peut-être aussi un sujet intéressant. A ces réflexions littéraires vont se mêler une rencontre amoureuse qui va chambouler toute ses convictions, et l’auteur va nous offrir une belle réflexion sur l’amour. 

L’amour, les livres… deux sujets qui ont été traités avec beaucoup de finesse et d’intelligence. Ce livre est plein de phrases sur lesquelles je me suis arrêtée, pensive, de réflexions qui m’ont interpellées. 

J’ai beaucoup aimé aussi évoluer dans le milieu universitaire, c’est un milieu qui me fascine. On y découvre les coulisses en salle des profs, les espoirs d’une jeune-fille préparant se thèse, les amitiés et les « vacheries ». 

Un bon livre que j’ai laissé trainer pour ne pas le finir trop vite. Je m’en vais voir la bibliographie de l’auteur, peut-être cache-t-elle d’autres petites pépites dans ce genre 😉

Ma note : 18/20

« Ceux qui pensent que les livres sont des objets stériles n’ont jamais humé circulant dans une bibliothèque. Les vieux volumes automnaux qui évoquent la fumée et les feuilles en décomposition. Les récents sentent la colle, la vanille et la réflexion. Les livres font un bruit particulier, aussi tournez leurs pages pendant assez d’heures, d’années et vous l’intégrerez comme les gens vivant en bord de mer assimilent le rythme des vagues : ce bruissement à la fin d’une page semble davantage lié au défilé de vos pensées qu’au mouvement de votre main. »

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